Un an et deux vagues de Covid plus tard…devenir consultant indépendant à 29 ans dans la diagonale du vide sans autre moteur qu’une passion incommensurable pour les sciences de l’environnement

12 novembre 2020.

Il y a un an, je lançais officiellement mon activité de consultant et chercheur indépendant en hydrologie, environnement et climat, au beau milieu de la Nouvelle-Aquitaine, région dans laquelle je venais de m’installer à peine quelques mois plus tôt, pour la première fois de ma vie.

Je n’y connaissais presque personne, tant dans la sphère privée que professionnelle. Je n’avais jamais été autre chose qu’étudiant, puis chercheur contractuel. Je n’avais pas d’idée claire sur ce que j’allais proposer, ni à qui j’allais le proposer. Je n’avais jamais été formé au béaba du monde économique, aux ficelles de l’entrepreneuriat, et encore moins au développement commercial. Je n’avais établi aucun business plan et je n’avais réalisé aucune étude de marché sérieuse. Je ne disposais que de maigres ressources financières à investir dans mon projet, et aucune piste pour en obtenir davantage. Bref. En toute conscience, j’avais transgressé toutes les règles fondamentales qui sont sensées garantir un départ fructueux à toute nouvelle entreprise.

J’avais enfreint toutes les règles, sauf une. La plus importante à mon avis : l’inébranlable certitude que mon domaine d’activité était beaucoup plus qu’un potentiel gagne-pain, sinon une incommensurable passion et une source de motivation sans limite. Les sciences naturelles me fascinent depuis toujours, les sciences de la Terre m’ont conquis depuis l’école, les sciences environnementales me préoccupent depuis que j’ai conscience des enjeux auxquels nous devons faire face, et l’hydrologie me dévore depuis que j’en suis devenu mordu.

Au lancement de ma petite entreprise, je me suis tout de suite débarrassé du superflu : la peur de l’échec, l’angoisse d’un avenir incertain, les doutes sur la marche à suivre. A quoi bon s’accrocher à de tels boulets ?

Se tromper, échouer, c’est la plus belle façon d’apprendre. Ça pique un peu parfois, c’est souvent laborieux, mais c’est redoutablement efficace. Expérimenter sans peur est donc la meilleure façon de capitaliser sur de potentiels échecs.

Ne pas maîtriser totalement ce qu’il peut advenir n’est en rien limitant pour déployer son projet. La vie est faite d’aléas et d’opportunités imprévisibles. Comme toujours, il s’agit de surfer sur les premiers et de s’agripper aux secondes. Ainsi, les vagues pandémiques qui se succèdent nous donnent amplement l’occasion de surfer, et le besoin accru de connaissances sur les systèmes socio-environnementaux pour guider la transition écologique me permet d’entrevoir de belles perspectives d’arrimage.

Ne pas savoir exactement quoi faire dans une situation inédite est une évidence, mais s’enliser dans l’indécision, se laisser happer par un état de perplexité constante, serait contre-productif. Il est déjà suffisamment difficile de faire vaciller le scepticisme de mes nouveaux interlocuteurs qu’il serait bien mal avisé d’ajouter ma propre indétermination par dessus l’affaire. J’ai des idées, je les développe, je les mets en place. Ça passe ou ça casse. Seuls ceux qui n’ont jamais rien osé ont 100% de chances de ne rien rater !

Il y a un an donc, je m’engageais dans cette aventure, ce pari un peu fou fondé sur la conviction que l’on peut tailler sa propre voie dès lors qu’on est porté par la passion et l’envie de relever les grands défis de ce siècle. C’était aussi un pari sur la ruralité, puisque j’ai choisi de m’installer dans une petite ville du Périgord alors que les métiers de l’ingénierie, du conseil et de la recherche s’implantent traditionnellement dans les grandes métropoles. Mais l’avenir se dessine ici, au cœur des territoires ruraux et péri-urbains, dont le rôle sera central pour bâtir le monde résilient de demain. Alors plutôt que de théoriser la meilleure façon de reconnecter l’humain avec son environnement depuis une tour de cristal surplombant une mer de béton, j’ai décidé d’établir mon activité de consultant-chercheur dans une ravissante bourgade périgourdine, Terrasson, qui a largement inspiré le nom de mon auto-entreprise (TerraScience).

Aujourd’hui, un an plus tard, je constate que je ne me suis pas trompé : il y a eu des embûches peu prévisibles (Covid, mon amour), j’ai commis un tas d’erreurs dont j’ai beaucoup appris, j’ai développé des idées qui ont rapidement rencontré des impasses et d’autres qui continuent leur chemin, tout en saisissant des opportunités fort sympathiques en plein vol. Et je suis toujours là, toujours déterminé, toujours fringant !

J’aborde avec enthousiasme la deuxième année car j’ai affiné et diversifié mon offre, pour mieux répondre aux problématiques de mes clients tout en mettant en valeur certaines de mes compétences très spécifiques. En outre, j’ai mieux cerné comment apporter un regard singulier, transversal et rigoureux dans de nombreux projets potentiels aux multiples visages, aux côtés de partenaires variés, allant des collectivités territoriales aux organismes de recherche, en passant par les entreprises et les bureaux d’étude. J’ai également su préserver une bonne part de mes activités de recherche et de vulgarisation, que j’affectionne tant.

Certes, la bataille n’est pas gagnée et il me reste à transformer l’essai. Mais j’ai confiance. J’ai été formé pour trouver des solutions à des problèmes complexes. Je souhaite le faire encore et toujours, à vos côtés, pour bâtir le futur résilient et enviable que nous devons à nos enfants. Et il n’y a pas de recette magique ou de règle établie pour affronter l’inédit : il faut juste une sérieuse dose de savoir-faire scientifique, un soupçon d’intuition, une pincée de culot et une bonne rasade d’ambition !

A très vite,

Jonathan Schuite

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